• Être quelqu'un pour soi et d'autres.

    Imaginons :

     

    Un groupe d'enfants tués dans un village,

    alors même que surviendraient autant de naissances nouvelles.

     

    Songerait-on à dire que le maintien de l'équilibre de la

    population rend cette tragédie moins insupportable ?

     

    De toute évidence, pour les parents des disparus, et même pour

    les autres, les heureux événements ne sauraient supprimer la

    douleur liée au fait que des êtres manquent à leurs proches.

    De la même façon, quand un enfant animal meurt,

    il vient à manquer à sa mère et à d'autres ; son remplacement

    par un congénère n'efface ni la souffrance des parents ni la trace

    du disparu. Parce qu'il était une personne animale, et non un

    simple représentant de l'espèce, un matricule dans les effectifs

    d'une population écologiquement contrôlée.

     

    Exemple :

     

    Une communauté de 72 grands dauphins.

     

    L'ensemble des 72 cétacés était constitué de

    2 sous-communautés liées entre elles par quelques individus seulement.

    Ces sujets ne présentaient, en apparence ( = vision humaine)

    aucune particularité notable, si ce n'était leur position centrale

    dans le réseau social.

     

    Quelques années plus tard, deux individus clefs,

    véritables pivots du système social disparurent.

    Le groupe se scinda en deux clans.

     

    Quand ils revinrent un peu plus tard,

    la communauté se reforma.

     

    Moralité :

     

    Dans une collectivité animale,

    bien des choses reposent sur des individus déterminés

    aux rôles non interchangeables.

     

    Voilà pourquoi nous pouvons considérer les animaux

    comme des personnes.

     

    Voilà aussi pourquoi la capture ou la mort d'un seul être vivant

    est toujours catastrophique,

    non seulement pour la victime,

    mais pour toute sa communauté.

    « Pour un monde meilleur pour tous.Frédéric Fromet »

  • Commentaires

    1
    Dimanche 25 Juin à 21:41

    Vision très intéressante d'une question que je m'étais déjà posée. On parlait à l'époque de mortalité infantile "normale" dans des pays dits pauvres et je me disais toujours que la conscience des parents devait être une véritable torture.

    Une mort, d'un être vivant quelle qu'elle soit est toujours un échec et surtout un abîme qui ne se comblera jamais plus. Son acceptation dépend de trop de causes, de contextes, de conditions pour en avoir une vision objective. Mais il restera toujours  ce vide irremplaçable, quel que soit le degré de ce que l'on appelle la conscience.

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    2
    Lundi 26 Juin à 10:04

    Ton article tombe justement au moment où j'ai assisté impuissant aux derniers moments d'une jolie rate de campagne empoisonnée par un quelconque voisin.

    Je suis triste.

    3
    Lundi 26 Juin à 18:59

    Les gens tuent aussi facilement qu'ils s'allument une cigarette,

    qu'ils ouvrent leur frigo.

    Songer une seconde à un autre que soi semble aussi impossible pour certain

    que d'aller dormir sur la lune ce soir pour moi.

    4
    Mercredi 28 Juin à 15:59
    Dani et ses Chats

    C'est clair, un être ou un animal ne remplace pas celui qui a disparu. Quand je pense que certains prennent plaisir à tuer des animaux juste pour se prendre en photo avec, j'ai envie de gerber ! 

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